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Simon Carrot avec "Fête - Résister par la joie"

Fête - Résister par la joie
Simon Carrot - La Tournoyante

Simon Carrot mène une recherche sur "les lieux de résistance" en cherchant à comprendre comment une nécessité de résister, issue d'une prise de conscience individuelle et du besoin de vivre autrement, peut fédérer une sorte de communauté et donner naissance à un « lieu » où se matérialise un fonctionnement alternatif viable.

Il s'agit à la fois d'une analyse transversale, comparaison des démarches des différents lieux, et d'expérimentations concrètes dans chaque lieu pour inventer de nouvelles formes de connexions entre ces lieux et des artistes (notamment circassiens et artistes de rue) ou entre les lieux eux-mêmes.

L'objectif est de rencontrer 5 lieux aux démarches variées afin d'obtenir une vision large de l'idée de résistance, tels que : Emmaüs Roya fondé par Cédric Herrou pour l'aide aux migrants; la Setouchi Circus Factory portée par Michiko Tanaka pour créer des collaborations entre artistes de cirque et industries traditionnelles au Japon; le mouvement Colibris fondé par Pierre Rabhi sur les valeurs de sobriété heureuse ou le Centre de voix fondé par Roy Hart pour explorer la voix comme moyen de guérison.


 

 

Laura Tejeda avec « Au bord de la voix » en 2024-2025

Laura Tejeda · « Au bord de la voix »

Chanteuse et compositrice, Laura mène un travail depuis des années autour de la perception du son et de la voix dans l’espace public. Au sein du dispositif En Recherche, elle explore la façon dont la voix, dans un lieu spécifique, influence une posture vocale, une énergie et un état particulier. Pour ce faire, Laura plonge dans l’histoire des lieux, leurs géographies sonores, leurs vibrations, leurs acoustiques. Elle poursuit ses investigations en rencontrant des voix marginales ou souvent oubliées de notre société.

https://www.youtube.com/watch?v=YW860-T4fvI&feature=youtu.be

Octobre 19, 2025 Les Trois Coups

"Temps Très Fort, Festival Ateliers Frappaz, Reportage, VilleurbanneArts De La Rue, Auvergne - Rhône-Alpes, Coup De Projecteur, Festival, Les Trois Coups, Reportage · … Laura Tejeda, quant à elle, fait glouglouter et jazzer les mots, telle une Cathy Berberian. Nourrie par une fréquentation intime des animaux, elle vocalise en cocotte, déploie des lamentos hybridés de bêlements. Un audacieux galimatias animalo-mystique, un discours-moustique intempestif. Époustouflante " - Stéphanie Ruffier

Y'a t'il eu des suites à ce projet ? 

Témoignage de Laura Tejeda : "Cette première année de recherche que j’ai consacré à la voix et l’animalité m’a permis d’ouvrir une porte au monde du vivant par la voix et le son. Une recherche d’une année qui est devenu ma problématique artiste principale en suite. Deux ans après je suis toujours sur la piste animal-vocal, je vais à la rencontre du vivants, des animaux, j’improvise vocalement avec eux et j’établie des ponts entre la voix humaine et animale. En parallèle, j’interviens dans des projets où il est question du vivant. C’est le cas du projet de l’ARFI autour du Kecak, une pratique ancestrale balinaise où les chants serraient inspirés des chants de grenouilles. J’étais invitée aux ateliers FRAPPAZ lors du festival Temps Très Fort et chez l’auteur Patrick Dubost pour réaliser une performance où j’ai pu convoquer vocalement des moments vécus avec certaines animaux, un début d’écriture. J’ai publié un mode d’emploi pour chanter avec des poules dans le journal Les cracheurs de feu. La suite est réjouissante car je suis invitée en septembre prochain au Parc nationale de l’île d’Asinara (Sardaigne) pour travailler avec la voix des cétacés."



Lisandre Casazza avec « Méta-Morphée » en 2023

Lisandre Casazza Méta-Morphée

Lisandre mène une recherche sur la mort, la décomposition des corps, l’état de veille et le sommeil, la forêt et l’hétéronormativité. Iel s’appuie sur des rencontres (thanatopractrice, forestier·es, chercheur·ses et spécialistes du deuil et de la faune), lectures, podcasts, immersions en nature et pratiques corporelles (yoga, hyp- nose, Body-Mind Centering). Sa démarche aborde la décomposition du corps, dans une démarche artistique intime et expérimentale et interroge sur les questions de la norme sociale et de genre.

 





Brane Project avec « Sounding Balloons » en 2022

Brane Project Sounding Balloons

Chercheurs en science et chasseurs de son(s), Robert Kieffer et Gaëtan Parseihian ont effectué plusieurs résidences de recherches à Annonay pour la création de Sounding Balloons, la Terre entendue du ciel. S'appuyant sur la méthodolo- gie issue de la recherche fondamentale, ce travail puise son inspiration dans le riche patrimoine scientifique annonéen : Marc Seguin, les Frères Montgolfier, Auguste Bravais. Ces ballons volants et sonores invitent à un voyage auditif, sensoriel et imaginaire à la Jules Verne.

Madame Bleu · « Danser comme je marche»

Ce projet de déambulation - un projet in situ, à la frontière entre la performance et la transmission, mêle leçon d’anatomie, chorégraphie et témoignages intimes, autour du lien entre la danse, la marche et le parcours atypique de danseuse de Anlor Gueudret.

Madame Bleu est partie marcher pour son projet du 30 mai au 8 août à contre courant de la Loire. 1138 km pour étudier ce que la marche nous révèle sur notre rapport au monde.

«Faisant de mon propre corps le terrain sensible de mes recherches, je suis partie cette année marcher deux mois en solitaire, depuis l’Estuaire de la Loire d’où je viens au Mont Gerbier de Jonc, en Ardèche, où je vis. 1138 km à pied le long de la Loire, pour éprouver physiquement ce que la marche nous révèle.
Ce texte sur le corps nomade, je l’ai écrit le 25 janvier 2025, 5 mois avant le grand départ. Etait-ce une vision ?
J’ai aimé, dans cette expérience ligérienne, marcher «avec tout de moi», entière et autonome.
Cela m’a donné force et confiance.
J’ai aimé, aussi, avoir ce sentiment vibrant de me dissoudre dans le paysage, d’en faire partie.
Et pourtant, l’un et l’autre états demandent de l’exercice, une attention soutenue à soi et à l’environnement, et une pratique patiente de la lenteur.
A la frontière entre la performance et la transmission, Danser comme je marche mêle leçon d’anatomie, chorégraphie et témoignages intimes, autour du lien entre la danse, la marche et mon parcours atypique de danseuse.»